Marie BONNEVIAL

28 juin 1841 (Rive-de-Gier) – 4 décembre 1918 (Paris)

Ville: Rive-de-Gier

Marie Bonnevial est une des pionnières du droit humain ainsi que de la franc-maçonnerie mixte at sein de l’Ordre maçonique mixte international « le Droit Humain ». Originaire d’une famille modeste, elle fut institutrice et reconnue comme une oratrice exceptionnelle. Elle fut membre d’une Société démocratique de femmes lyonnaises, elle a défendu l’enseignement laïc et a combattu inlassablement les injustices sociales.

En effet, Marie Bonnevial a représenté l’enseignement libre et laïc du Rhône au sein de la délégation ouvrière lyonnaise à l’Exposition universelle de Wien (Autriche). Elle réclame alors dans son rapport la liberté d’enseignement, l’éducation gratuite, laïque et obligatoire ainsi que l’accès pour la femme à toutes les écoles spéciales et supérieures.

Ses idées socialistes ont été la cause de sa révocation de l’enseignement. En conséquence, elle est partie en Turquie, où sa famille faisait du commerce. Victor Hugo lui écrira une lettre à cette occasion (voir la rubrique : Une lettre d’Hugo)

Dates clés

1863 : Directrice d’une école publique rue de la Villette à Lyon.

1870 : Participation à l’action de la Commune de Lyon et vice-présidente de l’« Ambulance libre de la Croix-Rousse »

Printemps 1871 : Elle soutient financièrement les familles de Communards par l’organisation de caisses de solidarité et la collecte de médicaments et de nourritures.

2 mai 1872 : Fonde un cercle littéraire des Dames lyonnaises.

1878 : Revenue en France après l’amnistie, Marie Bonnevial a pu enseigner de nouveau

1897-1903 : Rédaction d’articles dans La Fronde à la rubrique « travail » et collaboration à la Revue Socialiste.

1900 : Organise le congrès international de la condition et des droits de la femme.

1902 : Vénérable de la loge numéro 2 de Lyon.

1904 : Présidente de la ligue des droits des femmes

1909 : Présidence du troisième convent du Droit Humain.

4 décembre 1918 : Décès accidentel après avoir été renversée par une voiture.

une lettre d’Hugo :

Lettre de Victor Hugo à Marie Bonnevial datée du 17 septembre 1873 : « Mademoiselle, la réaction vous frappe, là-bas à coup d’épingle, ici à coup de massue. Continuez l’œuvre sainte. Restez la patience sans la faiblesse, la résignation sans l’abaissement. Tous les honnêtes gens vous admirent : moi je vous bénis »

 

Sources